Là où le virus du voyage est né

J’en parle un peu partout sur le blog, dans mon « à propos », dans mon premier article sur le Portugal… Et puis, j’ai regroupé quelques mots dans un brouillon… Que je n’avais pas retouché depuis mai 2016… On me demande souvent si j’en ai pas assez… Pourquoi j’aime voyager? D’où est venu ce virus du voyage?
C’est un article assez personnel, mais qui vous fera en savoir plus sur qui se cache derrière la plume des Voyageurs Gourmands. Je n’aime pas trop me dévoiler sur des sujets privés, surtout s’ils sont « difficiles »… Mais là, cela explique surement le pourquoi du comment… Alors je me suis lancée…

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Ma mère est née au Portugal, mon père en Algérie, et moi à Paris. Je pense que rien que ce melting pot culturel m’a prédisposée à être curieuse et « ouverte » sur le monde. Côtoyer une famille Maghrébine et une Ibérique, le Catholicisme et l’Islam. Beaucoup de différences mais autant de points communs selon moi: l’importance de la famille, celle de la nourriture, de la religion, entre autres bien sûr. 

Je vais tous les ans au Portugal dès ma naissance, mon père me raconte ses voyages d’affaires à Londres, il me parle peu de l’Algérie qu’il a fui étant jeune. Mais nous parlons beaucoup du monde, regardons un tas de documentaire sur les voyages, et surtout il m’offre un livre, dont les Galápagos sont en couverture. Cela égaye encore plus ma curiosité. Chez lui je prends mon agenda de collégienne, et avec la carte du monde et une feuille blanche j’invente un périple en Amérique du Sud, là où sont les Galápagos… Puis au Brésil où on parle portugais. Et puis j’ai envie de tout voir: les baleines, Ushuaia et le Macchu Picchu. 

Pendant l’adolescence j’ai surtout envie de voir les USA, la télé y est sûrement pour quelque chose. (Merci Friends! La meilleure série de tous les temps 😀 ) Mon envie d’Amérique latine se transforme en envie d’Amérique tout court. 

8 jours a New York

C’est à partir de la fac que je commence à avoir des sous (merci les nombreuses heures de babysitting) et donc à voyager plus. Weekends en Europe, mais surtout un semestre au Brésil en 2009/2010 où je vais développer encore plus cette envie de découvrir le continent américain. Ce séjour à eu « la saveur de peu » comme on dit en portugais. 

Iguaçu

Mais malheureusement, là-bas, je vis quelque chose de très difficile… Le décès de mon papa… J’ai 22 ans, et après les nombreux « pourquoi » sans réponses, je réalise à quel point la vie est trop courte. Je rentre dans l’optique encore plus forte d’en profiter et d’accomplir mes rêves.

Avant tout, je pars en Algérie. Pour continuer ce travail de deuil qui finalement ne se terminera jamais. Tout est confus dans ma tête, les études, le deuil, pourquoi, les rêves, les voyages…
Profiter de la vie.

Je commence mon stage de fin d’étude, et ma vie prend encore un « tournant ». Elle décide de m’offrir une opportunité et deux belles rencontres… Je ne sais même plus dans quel ordre cela s’est passé. Mais en un mois, une amie me propose de partir aux Etats-Unis chez une autre amie, je rencontre quelqu’un qui part faire le tour du monde, et je rencontre Alcino, alias, M. Voyageurs Gourmands.

Le tour du monde.

Je n’avais jamais pensé à ça. Ma collègue tient un blog que je vais suivre comme une nouvelle série à succès. Et à partir de celui-ci je vais en lire des centaines d’autres. Faire des budgets, des itinéraires. Je suis complètement obsédée. Je découvre de nouvelles choses en lisant, cette soif de savoir et de curiosité ne s’apaise jamais. Jamais je ne me lasse. Je « connais » des villes, des activités, des régions, où je ne suis jamais allée… L’Asie devient un nouveau rêve, le tour du monde un objectif.

Lorsque je parle pour la première fois à M. Voyageurs Gourmands, on parle de voyages. Je lui parle du Brésil, et lui rentre d’une semaine en solo à Lisbonne. Son rêve c’est l’Inde. Et Cuba. Et Les capitales de l’est. Et voir des aurores boréales…

A ce moment là je ne le sais pas, mais j’ai rencontré mon nouveau compagnon de voyage, et de vie… Notre bucket list se rallongeant sans cesse… 

Prague

 

Mais finalement, après réflexion, il n’y a pas vraiment eu d’élément déclencheur, j’ai l’impression que cette envie de voir le monde m’a toujours habitée. Je suis « née dedans », et certains événements de ma vie ne l’ont qu’accentué… Ce qui est sûr et certain c’est qu’elle n’est pas prête de s’atténuer…

Comme une drogue dont je ne pourrais me passer…

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